Draft NBA 2026 : ces prospects doivent-ils rester à l’université ou tenter le coup ?

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Draft NBA 2026 : ces prospects doivent-ils rester à l’université ou tenter le coup ?

À quelques semaines des échéances clés du processus pré-draft, plusieurs talents majeurs de la cuvée 2026 hésitent encore entre une inscription définitive à la Draft NBA et un retour à l’université. Entre enjeux sportifs, développement personnel et considérations financières, les décisions sont loin d’être évidentes.

Le contexte actuel est très différent des années précédentes. Avec l’impact du NIL (droits à l’image), certains joueurs universitaires peuvent désormais gagner autant, voire plus, qu’en tant que jeunes contrats NBA de fin de premier tour. En 2025, ces contrats étaient estimés entre 2,3 et 2,5 millions de dollars sur la première année, rendant parfois un retour à l’école plus attractif qu’un statut de pick 20 à 30.

La date limite de retrait de la Draft est fixée au 27 mai, après le NBA Draft Combine organisé à Chicago du 10 au 17 mai.


Les cas les plus suivis de la cuvée 2026

UConn Huskies – Braylon Mullins (freshman, guard)

Révélé lors du tournoi NCAA, notamment avec un tir décisif de très longue distance face à Duke, Mullins a confirmé son immense talent offensif. Mais son irrégularité au tir, notamment à 3 points (26,2 % sur la fin de saison), alimente les doutes.

Les projections le situent entre la 15e et la 30e place. Plusieurs scouts et son coach estiment qu’un retour serait bénéfique pour renforcer son physique et son rôle offensif.
Tendance : retour probable à UConn.


Michigan Wolverines – Aday Mara (junior, center)

Le pivot espagnol de 2m21 a explosé lors du run de Michigan vers le titre national, avec des moyennes de 14,7 points, 5,7 rebonds et 2,3 contres en postseason.

Son profil rare attire fortement les franchises NBA en quête de protection de cercle et de jeu intérieur structuré.
Les scouts évoquent un potentiel choix lottery pick.
Tendance : départ vers la NBA jugé très probable.


Morez Johnson Jr. (Michigan, forward)

Moins médiatisé mais très complet, Johnson est apprécié pour sa polyvalence défensive et sa capacité à impacter sans ballon.

Malgré un profil NBA-ready, il pourrait être pénalisé par une projection trop basse (fin de premier tour / début second).
Tendance : retour probable pour améliorer sa valeur en 2027.


Patrick Ngongba II (Duke Blue Devils, center)

Solide en saison régulière (10,7 points, 6 rebonds), Ngongba a été ralenti par une blessure au pied. Son profil mêle potentiel offensif et inquiétudes médicales.

Tendance : retour probable pour consolider son stock draft.


Arizona Wildcats – Motiejus Krivas (junior, center)

Pivot lituanien puissant et anchor défensif d’Arizona, Krivas sort d’une saison solide (10,4 points, 8,2 rebonds, 1,9 contre) dans une équipe à 36 victoires.

Son profil est moins flashy que celui de ses concurrents, mais sa régularité intrigue les franchises NBA.
Tendance : départ vers la NBA probable.


Milan Momcilovic (Iowa State, forward)

Shooter d’élite (48,7 % à 3 points), il est aussi engagé dans le portail des transferts. Très convoité en NCAA, il pourrait bénéficier d’un gros contrat universitaire.

Tendance : retour en NCAA jugé logique.


Ebuka Okorie (Stanford, freshman guard)

Deuxième meilleur scoreur freshman du pays (23,2 points de moyenne), record de points pour un rookie de l’ACC.

Peu de marges de progression apparente en NCAA.
Tendance : départ vers la NBA très probable.


Tounde Yessoufou (Baylor, freshman wing)

Explosif et productif (17,8 points, 5,9 rebonds), mais tir extérieur irrégulier (29,3 % à 3 points).

Son profil correspond aux récents one-and-done de Baylor.
Tendance : départ vers la NBA probable.


Tyler Tanner (Vanderbilt, sophomore guard)

Leader offensif et défensif des Commodores (19,5 points, 5,1 passes), Tanner a porté son équipe à un excellent bilan.

Mais son range draft reste incertain (fin de premier tour / second round).
Tendance : retour très probable avec fort contrat NIL.


Meleek Thomas (Arkansas Razorbacks, freshman guard)

Très bon shooteur et déjà productif (15,6 points, 41,6 % à 3 points), Thomas partageait le backcourt avec un autre prospect majeur.

Il pourrait améliorer sa création de jeu en restant une saison supplémentaire.
Tendance : retour probable pour viser la lottery en 2027.


Une décision plus stratégique que jamais

Le cas de Yaxel Lendeborg l’an dernier illustre parfaitement la nouvelle réalité : rester en NCAA peut parfois augmenter drastiquement la valeur d’un joueur.

Dans une cuvée 2026 jugée très dense et dans un contexte économique où les contrats universitaires explosent, les prospects doivent désormais arbitrer entre :

  • un contrat NBA garanti mais parfois limité,
  • ou une saison NCAA très rémunératrice avec un rôle majeur.

Une Draft 2027 déjà dans les esprits

Un autre facteur clé influence ces décisions : la Draft 2027 est déjà perçue comme plus faible. Certains joueurs préfèrent donc profiter d’une cuvée 2026 plus compétitive pour se positionner au mieux.


Conclusion

Entre joueurs prêts à franchir le cap (Mara, Krivas, Okorie) et prospects privilégiant la patience (Mullins, Tanner, Johnson Jr.), la Draft 2026 pourrait être marquée par une vague de décisions tardives.

Les prochaines semaines, entre Combine et deadline du 27 mai, seront déterminantes pour dessiner définitivement le visage de cette cuvée.